Konnichiwa à cet ovni venu du Soleil-Levant, qui s’est posé à La Baule, station balnéaire plus occupée à border ses marges qu’à secouer les papilles. Et ici, pas de makis fraise ni de sushis mayo-mangue : Ko Iki, comme le suggère son nom (« élégant »), joue la carte d’une cuisine tradinippone, pas occidentalisée pour trois sous, dans une enveloppe minimaliste – tables en bois clair, chaises mates, murs immaculés. Aux manettes, la cheffe Kaori Jager-Blacik, également créatrice de mode, formée dès l’enfance dans le restaurant familial, ici épaulée par son mari Nicolas, spécialisé dans l’import de bonnes ondes nippones. Tapés lors de notre dernière visite : un bol de riz au sésame noir surmonté de fondantes lamelles de saumon cru ; une omelette tamago coiffée d’une feuille de shiso, d’œufs de poisson (ikura) et de pickles de daikon, servie avec une sou-soupe miso ; et du lieu noir nappé d’un condiment au miso, avec chou vapeur, wasabi et sauce soja. Pour le dessert ? Une glace au sésame noir maison toppée de haricots rouges. À noter que le resto se prolonge d’une boutique d’arts de la table et de tissus que le duo rapporte de l’archipel chaque hiver. • Lasri Racha
POUR LA SOIF ? Un saké junmai kimoto (9 €) convoyé dans un traditionnel verre en bois, dit masu, mais aussi de l’umeshu (liqueur de prune, 7 € le verre) ou un soda maison à base de shiso rouge et yuzu (7 €).
LES PRIX : Plats 23-24 €, desserts 7-9 €, bento à emporter 20 € (midi), carte 11-28 € (soir).
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