Rien qui file particulièrement la dalle sur ce bout de trottoir résidentiel un poil glauque, à un jet de canette de la R40… Jusqu’à ce qu’on pointe devant la façade bleu électrique d’Alberte, la cachette ambiance peinard-pinard de Phil Dewulf (ex-Volta, De Vitrine) et Inge De Moor (ex-Veranda). À l’intérieur ? Murs canard, briques apparentes et pas un, mais deux comptoirs abritant les collections de hors-d’œuvre décontractés du bol, mitonnés avec ardeur par Nelson De Neve (ex-Commotie et Kadeau) et Alice Devriendt (ex-Willem Hiele). Pourléché ce jour-là : chou à la crème d’oignon caramélisé, crème aigre et pecorino fumé ; et tartare frais de couteau au kimchi, crème fumée et livèche en amuse-bouche ; puis belle entrée autour du salsifis, d’un jus de babeurre au safran, de noisette et de jaune d’œuf séché ; risotto de graines de tournesol coloré, parfumé et merveilleusement croustillant, gremolata de raifort, champignons des bois et aneth ; canard au goût profond, cuit à la carcasse au-dessus du barbecue, et farce des cuisses en pithiviers, avec sauce bordelaise, compote de pomme et radicchio ; et, en conclusion, mousse au chocolat noir avec glace au topinambour et caramel pain-miso. Bref, un sulfureux détour qui vaut bien le trajet du retour. · Arno Bintjens
Pour la soif ? Du grand nat’ : vermentino Bianco de Lamoresca en Sicile (12 € le verre), blaufränkisch du collectif belgo-hongrois Holass (9 €), riesling Schieferblume de Rita et Rudolf Trossen, dans la Moselle allemande (60 € la bouteille) et pinot noir Garance de Monthanet-Thoden en Bourgogne (75 €).
Les prix : menus 42-72 € (midi) et 74 € (soir), suppléments 5,50 à 21 €.
Enregistrez cette adresse dans l’app du Fooding, disponible sur iOS !





















